
Depuis plusieurs décennies, la France a progressivement délocalisé une grande partie de sa production industrielle vers l’Asie, créant une dépendance structurelle aux approvisionnements étrangers. La crise sanitaire de 2020 a brutalement mis en lumière cette fragilité, accélérant une prise de conscience collective : la souveraineté d’un pays passe aussi par sa capacité à produire localement.
Le plan France Relance, puis l’engagement de Bpifrance auprès des industriels, ont marqué un tournant en faveur d’une réindustrialisation ambitieuse sur le territoire national.
De la conviction à la compétitivité
Dans des secteurs stratégiques comme la microélectronique, les enjeux dépassent la simple question économique. Face aux tensions géopolitiques et aux risques de rupture d’approvisionnement, les grands acteurs européens cherchent désormais activement à sécuriser leurs chaînes de valeur en privilégiant des fournisseurs locaux.
C’est dans ce contexte que des projets industriels portés par des entrepreneurs visionnaires, soutenus par des écosystèmes régionaux dynamiques, démontrent qu’il est possible de produire en France — à qualité et coût compétitifs.
EYCO : relocaliser, produire, transmettre
EYCO en est l’illustration parfaite. L’entreprise a relevé le défi de relocaliser en France la production de micro-connecteurs pour cartes à puce. En moins de quatre ans, EYCO a construit une usine de 3 700 m², fédéré plus de 65 collaborateurs et franchi en mai 2026 le cap des 100 millions de pièces livrées — tout en développant un process industriel zéro rejet, exemplaire sur le plan environnemental.
Une réindustrialisation concrète, ancrée dans le territoire, portée dès l’origine par une conviction profonde : faire vivre et transmettre des technologies de pointe en France.











